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Première rencontre entre l'Indien Modi et le Bangladais Yunus
Première rencontre entre l'Indien Modi et le Bangladais Yunus / Photo: - - Bangladesh's Chief Advisor Office of Interim Government/AFP

Première rencontre entre l'Indien Modi et le Bangladais Yunus

Le Premier ministre indien, Narendra Modi, et le chef du gouvernement provisoire du Bangladesh, Muhammad Yunus, se sont rencontrés pour la première fois depuis la "révolution" de 2024 qui a conduit à la chute de l'ex-régime bangladais, a annoncé vendredi le gouvernement à New Delhi.

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M. Modi a rencontré M. Yunus, lauréat du prix Nobel, en marge d'un sommet régional à Bangkok, a indiqué le ministère indien des Affaires étrangères.

Le dirigeant bangladais a publié sur les réseaux sociaux une photo le montrant en train de serrer la main du chef du gouvernement indien.

Les deux hommes se sont rencontrés jeudi soir lors d'un dîner en compagnie d'autres dirigeants dans le cadre du sommet du BIMSTEC, une organisation regroupant sept pays asiatiques.

La réunion entre les deux dirigeants qui s'est ensuite tenue vendredi était la première depuis que les relations se sont détériorées entre ces deux pays voisins.

Confirmant la rencontre, Shafiqul Alam, le conseiller presse de M. Yunus, s'est borné à déclarer qu'elle "a(vait) été constructive, productive et fructueuse".

M. Yunus est à la tête du Bangladesh depuis août 2024, après la fuite en hélicoptère en Inde de la Première ministre Sheikh Hasina, dont des protestataires prenaient d'assaut le palais après des semaines de manifestations.

Le gouvernement provisoire de M. Yunus a la lourde tâche de conduire le pays vers des réformes démocratiques en vue de la tenue d'élections mi-2026.

New Delhi était le principal soutien de cette dirigeante autocrate et depuis sa chute, les relations entre les deux pays sont tendues. Jusqu'à présent, l'Inde est restée sourde aux demandes d'extradition du Bangladesh, qui veut la juger pour crimes contre l'humanité.

- Soutien au régime -

Sous Mme Hasina, les hindous, plus grande minorité religieuse de ce pays majoritairement musulman, ont cherché à obtenir la protection des autorités. Ses opposants les considéraient donc comme des soutiens à son régime.

Dans le chaos qui a suivi l'éviction de Mme Hasina, les relations entre les deux voisins se sont tendues, nourries par une succession d'incidents entre communautés musulmanes et hindoues.

M. Yunus a demandé à rencontrer M. Modi, notamment dans le cadre du sommet à Bangkok, dans l'espoir de rétablir les relations. Le ministre des Affaires étrangères indien S. Jaishankar s'était borné à répondre que cette requête était "à l'étude".

La semaine dernière, pour sa première visite d'Etat depuis son arrivée à la tête du Bangladesh, le chef du gouvernement provisoire s'est rendu en Chine et a rencontré le président Xi Jinping, plaidant pour une coopération approfondie entre les deux pays.

M. Xi a apporté un soutien au Bangladesh concernant la préservation de sa souveraineté nationale, son indépendance et son intégrité territoriale.

Parallèlement, depuis l'éviction de Mme Hasina, le Bangladesh et le Pakistan, ennemi juré de l'Inde, ont commencé à se rapprocher, notamment avec la reprise en février d'échanges commerciaux directs, pour la première fois après des décennies.

Ces deux pays ont formé une seule nation jusqu'à une guerre d'indépendance dévastatrice en 1971 et après ce conflit, Dacca s'est rapproché de New Delhi.

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